Histoire du Sénégal

  L'Histoire du Sénégal se divise en de nombreuses périodes depuis la préhistoire, la période précoloniale, la colonisation puis l'ère contemporaine.

 Les royaumes

 Préhistoire

La tradition orale attribue les vestiges de l'âge du fer aux Sérères. Les peuplements se sont progressivement consolidés pour aboutir à la création de royaumes locaux. Le premier royaume connu se forme au VIIe siècle siècle, il sagit du Tekrour, vassal du Ghana. À partir du XIIe siècle, les Arabes venus du Nord vont répandre lislam, mais aussi se lancer dans la traite négrière. Ils apporteront l'écriture, le cheval et la roue. Le Tekrour se convertit à l'islam après la chute de son suzerain animiste. Ce sera le lieu d'origine des Toucouleurs.Les Maures naissent du métissage entre arabes,berbéres et certains peuples Noirs. Les empires mandingues et le royaume du Djolof regroupant les Ouolofs sont fondés au cours des XIIIe siècle et XIVe siècle. Les petites principautés au sud du fleuve Sénégal (Waalo, Cayor, Baol, Sine-Saloum) tombent alors sous l'influence des Ouolofs. Il est à noter que ces populations ne connaissaient pas la propriété privée et ne cherchaient pas à délimiter ni à surveiller leurs frontières.

Le Sénégal actuel aurait connu un peuplement assez ancien, estimé très antérieur à lère chrétienne. Des bifaces en amande caractéristiques du paléolithique inférieur ont été découverts dans la presqu'île du Cap-Vert, ainsi que d'autres objets en pierre plus élaborés (hachereaux, racloirs) dans la région de Rufisque et au bord des rivières du Sénégal oriental. Au néolithique, l'outillage se diversifie et la céramique fait son apparition. Les fouilles menées dans les régions côtières ont mis au jour des restes de cuisine qui témoignent d'une importante population de pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du Saloum). Mégalithes à Wassu, dans l'actuelle Gambie. La métallurgie se développe à l'époque protohistorique (Ier millénaire av. J.-C.), où l'on retrouve également des tombeaux en forme de tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur l'actuelle Gambie, on trouve un ensemble de cercles de mégalithes, couvrant un secteur de 100 km sur 250 km. On retrouve ce type dalignement dans le nord est de la République centrafricaine.

  La colonisation

  RITES ET TRADITIONS

Plusieurs nations européennes arrivèrent dans la région à partir du XVe siècle. Les Portugais accostèrent en 1444 sur la presqu'île du Cap-Vert et à Gorée, puis commencèrent à établir des comptoirs à partir de 1500. Le Sénégal devint rapidement un grand centre de commerce des esclaves, dabord localement, puis vers les Amériques à partir du XVIIe siècle. L'arrivée des Européens va précipiter l'autonomie des petites principautés sous l'emprise ouolof. La Grande-Bretagne et la Hollande frèquentèrent également la région la Hollande prit l'île de Gorée en 1627 jusqu'à ce que la France s'y installe, fondant Saint-Louis en 1659, ville qui deviendra première capitale du Sénégal et plus tard capitale de l'AOF (Afrique occidentale française). La France prit l'île de Gorée à la Hollande en 1677. Tandis que les Européens sont en concurrence, la capture des esclaves stimule les conflits entre ethnies africaines. L'islam, la religion aujourd'hui dominante au Sénégal (plus de 90% de la population), fut introduit pour la première fois au XIe siècle. Les derniers peuples sénégalais convertis à l'islam furent les Wolof, entre 1670 et 1770. En 1850, Oumar Tall, chef de la confrérie Tidjane, fonda un empire islamique qui s'étendait de Tombouctou au Sénégal. Il fut battu par la France en 1864, mais les Wolof prirent le parti de Tall dans un conflit qui dura trente ans. Louis Léon César Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 et de 1863 à 1865, jeta les bases de la future Afrique occidentale française (AOF). Respectueux des coutumes indigènes, il étendit l'influence française très au-delà du Sénégal, travailla à développer l'économie locale et fut le créateur du port de Dakar. Le 21 juillet 1857, création du premier corps de tirailleurs sénégalais par le gouverneur Faidherbe. La France obtint le contrôle de la plus grande partie de lAfrique occidentale à la Conférence de Berlin de 1884 1885. La Gambie fut attribuée à la Grande-Bretagne.

  RELIGION AU SENEGAL
  LES ETHNIES AU SENEGAL

  le vieux senegal en images

  LES RECETTES DU PAYS

  ALIMENTS D'AFRIQUE

 La marche vers l'indépendance

En 1902, Dakar devint la capitale de l'Afrique occidentale française, l'une des colonies françaises. En janvier 1959, le Soudan français (actuel Mali) et le Sénégal fusionnèrent pour former la Fédération du Mali, qui devint complètement indépendante le 20 juin 1960. Cette indépendance était la conséquence des transferts de pouvoirs convenus dans l'accord signé en France le 4 avril 1960. Des difficultés politiques provoquèrent le démembrement de la fédération le 20 août 1960. Le Sénégal et le Mali déclarèrent leur indépendance. Le Sénégal adopta un système parlementaire et Léopold Senghor, poète à la renommée mondiale, fut élu président. Transition vers la démocratie En décembre 1962, le premier ministre Mamadou Dia tenta un coup dÉtat qui fut empêché sans effusion de sang. Dia fut arrêté et emprisonné, puis une nouvelle constitution adoptée, qui renforça le pouvoir du président. Vers la fin de sa carrière, Senghor entreprit une ouverture contrôlée au multipartisme. Il se retira de la politique en 1981 et démissionna en faveur de son successeur attitré, Abdou Diouf. Le Sénégal et la Gambie s'unirent en 1982 pour former la confédération de Sénégambie, mais cette conféderation n'était que théorique et n'a jamais été mise en application. Elle fut finalement dissoute en 1989.

  LA COIFFURE DU PAYS

  LES PROVERBES

  Géographie et climat

  LA FLORE AU SENEGAL

  LES ANIMAUX

  Bibliographie

 Ouvrages anciens (dont récits de voyage) Michel Adanson, Histoire naturelle du Sénégal. Coquillages. Avec la relation abrégée dun voyage fait en ce pays pendant les années 1749, 50, 51, 52 et 53, Paris, 1757, réédité partiellement sous le titre Voyage au Sénégal, présenté et annoté par Denis Reynaud et Jean Schmidt, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 1996. Stanislas, chevalier de Boufflers, Lettres dAfrique à Madame de Sabran, préface, notes et dossier de François Bessire, s. l. , Babel, 1998, 453 p. (coll. Les Épistolaires) Marie Brantôme, Le Galant exil du marquis de Boufflers, 1786 Jean-Baptiste Léonard Durand , Voyage au Sénégal 1785-1786, Paris, Agasse, 1802. Georges Hardy, La mise en valeur du Sénégal de 1817 à 1854, Paris, Larose, 1921, XXXIV + 376 p. (Thèse de Lettres) André Charles, marquis de La Jaille, Voyage au Sénégal pendant les années 1784 et 1785, avec des notes jusquà lan X par P. Labarthe, Paris, Denter,1802. Saugnier, Relation des voyages de Saugnier à la côte dAfrique, au Maroc, au Sénégal, à Gorée, à Galam, publiée par Laborde, Paris, Lamy, 1799. René Claude Geoffroy de Villeneuve, LAfrique ou Histoire, murs, usages et coutumes des Africains : le Sénégal, orné de 44 planches exécutées la plupart daprès des dessins originaux inédits faits sur les lieux, Paris, Nepveu,1814.

  ECRIVAINS AU SENEGAL

LE Cinéma sénégalais

PLANETE DES ARTS DE GORÉE